La Journée internationale des femmes et filles de science, le 11 février, rappelle l’importance de « donner aux femmes de tous âges les moyens d’accéder et de participer pleinement, sur un pied d’égalité, aux activités scientifiques et techniques et à l’innovation pour assurer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». Quelques actions concrètes de l’Instruction publique.
L’égalité des genres est une question majeure pour l’Organisation des Nations Unies …et pour la Ville de Bruxelles !
Historiquement, l’Instruction publique fut l’un des premiers pouvoirs organisateurs à militer au 19e siècle pour un enseignement égal entre les jeunes garçons et les jeunes filles. Elle fut à la pointe du combat de l’enseignement obligatoire, instauré dans la loi juste avant la Première Guerre mondiale. Elle créa avec Isabelle Gatti de Gamond, Henriette Dachsbeck et Elisabeth Carter les premières écoles secondaires accessibles aux jeunes filles en Belgique, ce qui constitua une avancée considérable dans leur émancipation, puisque les portes de l’Université allaient ensuite leur être ouvertes. La Ville se préoccupa aussi de la formation professionnelle et scientifique des infirmières en ouvrant la première école laïque en soins infirmiers du pays !
Pourtant, dans le monde entier, comme le rappelle les Nations Unies, il existe un écart important entre les sexes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM). D’immenses progrès ont été réalisés quant à la participation des femmes dans l’éducation supérieure, mais elles restent mondialement sous-représentées dans ces catégories scientifiques.
« Il faut donc veiller à ce que chaque fille puisse envisager une carrière dans les STIM et à ce que chaque femme puisse s’épanouir professionnellement dans ce secteur », rappelle António Guterres, secrétaire général de l’ONU.
La Ville de Bruxelles et l’Instruction publique agissent en ce sens.
Symboliquement, le nom donné à la nouvelle école secondaire francophone, créée en 2024, l’Athénée Isala Van Diest, est représentatif. Première femme à exercer la médecine en Belgique, Isala Van Diest incarne le combat des femmes pour mener des études universitaires, en particulier de médecine, qu’elle dut accomplir en Suisse, puis à titre complémentaire à l’ULB. Nommer une école secondaire de son nom est une inspiration pour la pédagogie institutionnelle dans la mise en œuvre de l’expérimentation scientifique qui imprègne le projet d’établissement.
En septembre 2025, la Ville a aussi ouvert, au sein de son enseignement néerlandophone, les portes d’une nouvelle école secondaire sous le nom de Lydia Deveen. Celle-ci a milité toute sa vie en faveur de l’égalité des chances pour les femmes et pour l’un enseignement néerlandophone de qualité à Bruxelles. Par son engagement dans le mouvement féministe, en politique et dans le monde académique, elle est aussi devenue un exemple inspirant pour de nombreuses générations.
Concrètement, les efforts d’égalité aboutissent d’ailleurs à des résultats tangibles. Certains chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, la proportion de filles inscrites en 7e Maths / Sciences à l’Athénée Robert Catteau témoigne d’une remarquable percée des jeunes filles dans l’intérêt pour les STIM. Sur 49 élèves qui se destinent à des études supérieures poussées en mathématiques et en sciences, on compte désormais 30 filles pour 19 garçons ! Ceci constitue une évolution positive et permettra de combler un fossé entre les genres dans le domaine des sciences.
Il est cependant impératif de soutenir ces efforts et de poursuivre l’éveil aux sciences et à leur intérêt pour la connaissance et la société. À cet égard, les visites organisées par les écoles sont primordiales car elles permettent d’ouvrir les esprits sur les nouveaux développements scientifiques et technologiques et sur les différentes orientations professionnelles possibles. La semaine du 10 février 2026, les élèves néerlandophones de l’athénée Karel Buls, par exemple, ont participé activement à un entrainement à l’IA lors d’une session du PwC (PricewaterhouseCoopers) à Diegem. À cette occasion, les étudiant.es de dernière année ont présenté un pitch sur un projet personnel. Les élèves ont pu découvrir l’IA et la manière de l’utiliser de façon créative, d’imaginer des solutions, de présenter un concept ou un projet devant un jury. Ce genre d’initiatives enthousiasmantes stimule la curiosité, la créativité et les études scientifiques
